Bangladesh, un pays d'eau

Rushes du film réalisé en partenariat avec l'ONG Bangladeshi Frienship

Le Bangladesh occupe le delta plat et bas formé par la confluence du Gange et du Brahmapoutre — appelé Jamuna dès son entrée en territoire bangladais, tandis que le Gange devient la Padma à leur confluent, peu avant Dacca. Les alluvions déposées par ces fleuves créent des plaines comptées parmi les plus fertiles du monde.


La quasi-totalité du pays se situe à moins de 12 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui le rend acutement vulnérable aux inondations — une vulnérabilité aggravée par le dérèglement climatique. Environ 80 % des précipitations tombent pendant les cinq mois de la mousson, de juin à octobre, et une infime partie seulement du territoire est protégée par des digues et des infrastructures de drainage. Vue du ciel, cette relation entre le Bangladesh et ses eaux est la réalité fondatrice du pays — un paysage en perpétuelle négociation avec des fleuves qui le nourrissent et le menacent à parts égales.


Dacca et son trafic fluvialDacca, l'une des villes les plus densément peuplées de la planète, ne tourne le dos à aucun fleuve. Vue de dessus, les voies d'eau qui ceinturent la capitale sont en mouvement permanent : ferrys, barges de fret, embarcations de pêche en bois et esquifs de toutes sortes se disputent les chenaux dans un chaos organisé qui révèle à quel point la ville dépend de ses rivières pour ses transports, son commerce et sa vie quotidienne. Aux heures de pointe, la surface du fleuve disparaît sous une mosaïque de coques — l'une des séquences aériennes les plus saisissantes de notre collection.


Le travail agricole au bord des fleuves — Le long des rives du Brahmapoutre et de ses affluents, nos images documentent une forme d'agriculture que l'on ne trouve presque nulle part ailleurs : des paysans qui labourent le sable des berges fraîchement émergées, travaillant les dépôts alluviaux laissés par la décrue pour planter leurs cultures avant la prochaine inondation. Une course contre le fleuve, captée depuis les airs en images d'une rare valeur documentaire.


Les chantiers de déconstruction de navires de Chittagong — Sur les vastes étendues de sable et de vase au sud de Chittagong, l'une des plus grandes industries de démolition navale du monde s'étale sur plusieurs kilomètres de littoral. Des navires de haute mer — supertankers, porte-conteneurs, vraquiers — sont échoués à pleine vitesse sur la plage à marée haute, puis démontés pièce par pièce par des milliers d'ouvriers armés de chalumeaux et de leurs seules mains. Vue du ciel, l'ampleur du chantier est vertigineuse : un cortège de coques rouillées à divers stades de déconstruction, entourées d'un labyrinthe de ferraille, de grues et d'ateliers de fortune. C'est l'un des paysages industriels les plus extraordinaires du monde, et l'un des environnements de travail les plus dangereux de la planète. Ces images font écho à notre collection sur le chantier de Gadani, au Pakistan, autre haut lieu mondial de la déconstruction navale — deux sites filmés depuis les airs qui constituent ensemble un document unique sur cette industrie à la fois vitale et controversée.

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Stock d'images aériennes du Bangladesh

Film réalisé en partenariat avec l'ONG Bangladeshi Friendship, projeté lors de la COP21 à Paris. Caméra stabilisée Cineflex - Papa Sierra sur hélicoptère Bell 407.
Les émissions de carbone sont compensées comme à chacun de nos tournages, solution très imparfaite qui nous conduit de plus en plus à abandonner l'hélicoptère et les longues mises en place de nos équipes au profit d'entreprises locales travaillant avec des drones.

L'ONG Friendship