La région minière de Norilsk dans le nord de la Sibérie

Les images ci-dessous sont extraites de nos rushes disponibles à la vente — l'un des rares documents aériens existants sur cette ville fermée au monde extérieur.

Norilsk — Pollution et dépendance au cœur de la Sibérie

Norilsk est une ville qui n'aurait pas dû exister. Construite de force par des prisonniers du Goulag à partir des années 1930, enfouie dans la toundra sibérienne à plus de 300 kilomètres au nord du cercle arctique, elle abrite aujourd'hui près de 180 000 habitants dans l'une des villes les plus froides et les plus polluées de la planète. Les températures peuvent descendre en dessous de -50°C en hiver, et la nuit polaire dure plusieurs semaines.


Et pourtant, Norilsk est indispensable au monde moderne. Ses mines et fonderies produisent environ 10% du nickel et du cuivre mondiaux, et près de 40% du palladium — métal précieux utilisé dans les pots catalytiques des voitures et dans l'industrie électronique. Ce que nos smartphones et nos automobiles "propres" dissimulent, Norilsk l'affiche sans fard : les fumées des usines de traitement des minerais, à peine filtrées, se répandent directement sur le centre-ville, noircissant la neige et les poumons de ses habitants. La ville est régulièrement classée parmi les sites les plus contaminés de la planète.


Une ville fermée au monde — Norilsk est une ville fermée — aux étrangers, mais aussi aux Russes eux-mêmes qui n'y ont pas de raison officielle de séjourner. Il y a une dizaine d'années, alors que nous envisagions de réaliser un film documentaire sur la Russie, nous avons délibérément choisi Norilsk comme premier test de la bonne volonté de nos partenaires locaux — l'endroit probablement le plus difficile d'accès du pays. Contre toute attente, nous y avons été chaleureusement accueillis. Ce projet de film fut finalement abandonné, mais les images tournées à cette occasion constituent aujourd'hui l'un des documents aériens les plus rares de notre collection.


Le brise-glace sur la Ienisseï — À quelques dizaines de kilomètres au nord de Norilsk, la ville portuaire de Doudinka est le seul accès maritime à cette région enclavée. Au printemps, les brise-glaces remontent la Ienisseï pour ouvrir le passage à la navigation fluviale — un spectacle d'une puissance visuelle rare, capté depuis notre hélicoptère dans une lumière arctique rasante.


Les nomades Nenets — À l'écart des industries, la toundra sibérienne est encore parcourue par les Nenets, peuple nomade qui élève des rennes depuis des millénaires, se déplaçant avec leurs troupeaux entre les zones de pâturage saisonnières dans des conditions climatiques extrêmes. Nos images de leurs campements vus du ciel, au milieu de l'immensité blanche de la toundra, forment un contrepoint saisissant aux fumées des fonderies de Norilsk.


Si nos images illustrent les extrêmes industriels et les atteintes à l'environnement, le travail de la photographe franco-russe Elena Chernyshova illustre magnifiquement les paradoxes de ce lieu unique — la beauté étrange d'une ville condamnée à survivre dans l'impossible.


Ces images ont été tournées en caméra Cineflex HD gyrostabilisée, embarquée à bord d'un hélicoptère Airbus H350 de fabrication française.

Images aériennes de Sibérie

Il y a une dizaine d'années nous avons envisagé le tournage d'un film sur la Russie, projet vite abandonné malgré toute l'aide locale dont nous pouvions disposer et malgré l'envie que nous avions de le faire.
Au début du projet, pour tester la bonne volonté de nos partenaires nous avons demandé l'endroit probablement le plus difficile d'accès: Norilsk, ville fermée aux russes eux-mêmes, fermée aux étrangers. Une des villes les plus polluées au monde, ancien goulag, dans le grand nord sibérien. Egalement une des plus froides du monde avec des températures pouvant descendre en dessous de -50 degrés et des semaines de nuit polaire.
Nous y avons été chaleureusement accueillis. Tournage en caméra HD gyrostabilisée Cineflex, hélicoptère H350 de fabrication française.

https://elena-chernyshova.com/